News & events - Keyword : Neurosciences

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Cerveau et thalamus

Schizophrénie: quand le thalamus trompe l’oreille

Les personnes atteintes d’un désordre génétique rare (le syndrome de microdélétion 22q11.2) ont une très forte probabilité de développer une schizophrénie ainsi qu’un de ses symptômes les plus fréquents, l’hallucination auditive.

En étudiant cette catégorie de patientes et de patients, des scientifiques du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l'Université de Genève et du Pôle de recherche national Synapsy ont réussi à associer l’apparition du phénomène hallucinatoire avec un développement anormal de certaines sous-structures du thalamus, une région profonde du cerveau. Ces «noyaux thalamiques» sont, entre autres, impliqués dans le traitement de la mémoire et de l’audition. Les auteurs suggèrent que les hallucinations auditives pourraient s’expliquer presque «mécaniquement» par l’immaturité des connexions nerveuses qui lient ces noyaux thalamiques aux aires du cortex traitant de l’audition. Les résultats, à lire dans la revue Biological Psychiatry: CNNI, ouvrent de nouvelles perspectives dans la compréhension de la physiopathologie et le traitement de la schizophrénie.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine - HUG

Prix Otto Naegeli 2020 pour Christian Lüscher

Christian Lüscher reçoit un des prix scientifiques les plus prestigieux de Suisse

Portrait de Christian Lüscher

Pr Christian Lüscher, du Département des Neurosciences Fondamentales de la Faculté de Médecine de l’UNIGE et du Service de Neurologie des HUG, membre d'iGE3, est le lauréat du Prix Otto Naegeli 2020 pour la recherche médicale attribué tous les deux ans à un scientifique contribuant de manière exceptionnelle à la compréhension de mécanismes biologiques ou à de nouvelles approches thérapeutiques. Le professeur Lüscher, dont les travaux allient recherche fondamentale et translationnelle, est un spécialiste des mécanismes neuronaux de l’addiction, définie comme l'utilisation compulsive d'une drogue, même face à des conséquences négatives majeures. Nous le félicitons vivement pour cette récompense.

Le Prix Otto Naegeli est l'une des distinctions scientifiques les plus prestigieuses remises en Suisse. Initié en 1960, d'un montant de CHF 200'000, ce prix honore la mémoire d’Otto Naegeli, scientifique et professeur en médecine interne à l’Université de Zurich.

Logo ERC

ERC Advanced Grants 2020

Trois ERC Advanced Grants pour la Faculté de Médecine de l’UNIGE

Le Conseil Européen de la Recherche (European Research Council, ERC) a annoncé le 31 mars 2020 les 185 gagnants de son prestigieux Advanced Grant pour l'année 2020. Tous trois membres de la Faculté de Médecine de l'Universtité de Genève, et membres d'iGE3, les professeurs Pedro Herrera du Département de Médecine Génétique et Développement, Denis Jabaudon et Christian Lüscher du Département des Neurosciences Fondamentales, font partie des heureux lauréats.

Ces subsides de plusieurs millions d’euros chacun financent des projets de recherche particulièrement originaux dirigés par des chercheuses et des chercheurs leaders dans leur domaine. Il s’agit ainsi d’une reconnaissance internationale exceptionnelle pour les équipes lauréates.

Nous félicitons les trois lauréats pour cet important soutien, et leur souhaitons plein succès dans la suite de leurs recherches.

Cerveau infecté par Toxoplasma gondii

Quand la toxoplasmose ôte tout sentiment de peur

Le parasite Toxoplasma gondii infecte tant les animaux que les hommes. Son objectif ? Atteindre les intestins du chat, le seul hôte dans lequel il se reproduit de façon sexuée. Pour ce faire, le parasite infecte tout d’abord la souris et modifie drastiquement son comportement: sa peur naturelle des chats se transforme en attraction et fait d’elle une proie facile. Mais comment le parasite réussit-il une telle prouesse ?

Des chercheurs des groupes de la Pre Dominique Soldati-Favre et du Pr Ivan Rodriguez de l’Université de Genève démontrent aujourd’hui que le parasite ne se limite pas exclusivement à la peur des chats, mais modifie l’ensemble du comportement de la souris ayant trait à l’anxiété, au stress et à la curiosité. Plus le parasite est présent sous forme de kystes dans le cerveau, plus la souris est désinhibée. Ces résultats, à lire dans la revue Cell Reports, mettent fin au mythe d’une altération spécifique de la peur des chats, mais démontrent que le comportement général du rongeur est altéré.

Bannière conférence Thomas Bourgeron

Que nous apprend la recherche génétique sur l'autisme ?

Conférence grand public

Prof. Thomas Bourgeron
Centre de recherche translationnelle Génétique humaine et fonctions cognitives
Institut Pasteur - Paris, France

Conférence donnée dans le cadre de la 3rd Synapsy Conference on the Neurobiology of Mental Health organisée par le NCCR Synapsy, en collaboration avec l’Université de Genève, et avec le soutien de la Fondation pour Recherches Médicales et la Fondation Pôle Autisme.

Jeudi 27 février 2020 - 18 h 30
Uni Dufour - Auditoire U600

  • Entrée libre.
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Frontiers in Biomedicine - Anne Bertolotti

Selective inhibition of phosphatases to boost protein quality control :
A possible treatment for degenerative diseases

Anne Bertolotti
Neurobiology Division, MRC Laboratory of Molecular Biology
Cambridge, UK

Thursday, November 7, 2019 - 12 h 30
CMU - Auditorium Alex-F. Müller / A250, 2nd floor

Host: Monica Gotta

Bannière Journée Genevoise de l’Alzheimer

Journée Genevoise de l’Alzheimer

L’Association Suisse pour la Recherche sur l’Alzheimer (APRA) et l’Association Alzheimer Genève unissent à nouveau leurs forces pour vous proposer la 4ème Journée Genevoise de l’Alzheimer, qui se tiendra le mardi 17 septembre 2019 à l'Auditoire Marcel Jenny des HUG à Genève de 16 h à 20 h.

Cette édition présentera les dernières pistes de recherche sur la maladie d'Alzheimer et le vieillissement cérébral, et discutera les meilleures façons de soutenir les patients et d'accompagner les proches-aidants.

Cellule neuronale et horloge

Cerveau: les cellules souches ont bonne mémoire

Le cortex cérébral constitue le centre de contrôle de nos pensées et actions, et, au cours de la phase embryonnaire, des dizaines de types de neurones aux fonctions distinctes s’assemblent pour former les circuits permettant ces fonctions. Ces neurones naissent à partir de cellules souches progénitrices, qui les produisent l’un après l’autre et dans un ordre très précis.

Alors que les manuels de neurosciences établissent le caractère irréversible de ce processus de spécialisation, des chercheurs du groupe du Prof. Denis Jabaudon de l'Université de Genève apportent aujourd’hui la preuve du contraire. En effet, lorsque chez la souris on transplante des cellules progénitrices dans un embryon jeune, elles rajeunissent et récupèrent leurs compétences passées. Ces résultats sont à découvrir dans la revue Nature. Ils modifient en profondeur notre compréhension de la construction cérébrale en révélant une plasticité cellulaire insoupçonnée. A terme, ils ouvrent de nouvelles perspectives pour la régénération de circuits corticaux endommagés.

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Frontiers in Biomedicine - Ardem Patapoutian

The Force is with you: molecules that sense the pressure
of touch, pain, blood flow, and more

Ardem Patapoutian
Howard Hughes Medical Institute
and Department of Neuroscience, The Scripps Research Institute
La Jolla, California, USA

Thursday, October 10, 2019 - 12 h 30
CMU - Auditorium Alex-F. Müller / A250, 2nd floor

Host: Nicolas Demaurex

3 états de l'hippocampe

Schizophrénie: tout se joue à l’adolescence

La schizophrénie provoque entre autres des hallucinations, des problèmes de mémoire ou encore de cognition. Cette maladie psychiatrique touche en moyenne 0.5% de la population générale et peut être liée à une défaillance du chromosome 22, nommée syndrome de délétion 22q11. Pourtant, toute personne ayant ce syndrome ne développe pas nécessairement de symptômes psychotiques. Dès lors, qu’est-ce qui provoque le déclenchement de la maladie ?

Des chercheurs du groupe du Prof. Stéphan Eliez de l’Université de Genève apportent un premier élément de réponse, suite à l’observation et à l’analyse sur plusieurs années de patients atteints du syndrome de délétion. Ils ont constaté que la taille de leur hippocampe, zone du cerveau responsable de la mémoire et des émotions, était plus petite que la normale mais suivait la même courbe de développement que chez une personne saine. Toutefois, lors de l’apparition des premiers symptômes psychotiques – en général à l’adolescence –, celle-ci s’atrophie de manière drastique. Leurs résultats, à lire dans la revue Molecular Psychiatry, ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension des causes de cette maladie.