News & events - Keyword : Diseases

Chronological order of publication in this website

Chaleur et ossature.

Des os plus solides grâce à la chaleur et au microbiote

Maladie osseuse liée au vieillissement, l’ostéoporose se caractérise par une perte de densité osseuse, une détérioration micro-architecturale des os et un risque accru de fracture. Un tiers des femmes ménopausées en sont atteintes, un problème majeur en termes de santé publique.

Au travers d’analyses épidémiologiques, d’expériences de laboratoire et d’outils métagénomiques et métabolomiques de pointe, l’équipe de recherche du Prof. Mirko Trajkovski de l’Université de Genève a observé que l’exposition à des températures ambiantes plus élevées (34°C) augmente la solidité des os, tout en empêchant la perte de densité osseuse typique de l’ostéoporose. Ce phénomène, lié à une modification de la composition du microbiote intestinal déclenché par la chaleur, a pu être répliqué en laboratoire en transplantant le microbiote de souris vivant dans un environnement chaud à des souris atteintes d’ostéoporose. L’ossature de ces dernières a été renforcée et solidifiée, et la perte de densité osseuse amoindrie. Ces résultats, à découvrir dans la revue Cell Metabolism, promettent de futures interventions efficaces et novatrices pour prévenir et traiter l’ostéoporose.

Staphylocoques dorés

La frilosité des staphylocoques révèle un point faible

Les staphylocoques dorés ont la capacité de se développer dans des conditions environnementales très variables (sur la peau, dans le nez, sur des surfaces stériles, etc.). Leur haute faculté d’adaptation dépend notamment d’une protéine (une hélicase ARN) impliquée dans la dégradation d’ARN messagers devenus inutiles.

En cherchant à mieux comprendre son fonctionnement, des scientifiques du groupe du Prof. Patrick Linder de l’Université de Genève ont découvert que cette hélicase contribue à un autre processus physiologique, sans lien apparent avec le premier: la synthèse des acides gras qui sont les constituants essentiels de la membrane bactérienne. Cette avancée, à lire dans la revue PLoS Genetics, fournit un éclairage intéressant car la synthèse des acide gras est justement l’une des cibles privilégiées par de nombreux laboratoires pour lutter contre ce pathogène difficile à traiter en raison de sa résistance aux antibiotiques.

SSCN Annual Meeting 2020 banner

15th Swiss Stem Cell Network Annual Meeting

Innovation in Clinical Bio-manufacturing

* New date: December 11, 2020 *

The Swiss Stem Cell Network (SSCN) is a Swiss non-profit association of scientists that are or have been active in stem cell research. The SSCN aims to consolidate the Swiss community of scientists involved in stem cell research; promote stem cell-related research and regenerative biology in Switzerland and support regenerative medicine; discuss scientific and ethical issues arising from stem cell research and provide this information to the society.

The SSCN annual meeting 2020 is the 15th edition of that event. It will take place on Friday, December 11, 2020 at the UniS, University of Bern, Switzerland, from 9 h 30 to 18 h 30, on the general topic organoids and other specialized cell cultures for clinical applications.

Protéine Vav3 des cellules respiratoires

Mucoviscidose:
pourquoi autant de complications respiratoires ?

La mucoviscidose, l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en Suisse, provoque des troubles respiratoires et digestifs sévères. Malgré des avancées thérapeutiques considérables, cette maladie réduit toujours l’espérance de vie des personnes atteintes en raison, notamment, d’infections respiratoires parfois mortelles.

Des scientifiques du groupe du Pr Marc Chanson de l’Université de Genève ont découvert la raison de ce grand nombre d’infections pulmonaires: une protéine, Vav3, favoriserait ces infections en créant une «station d’ancrage à bactéries» à la surface des voies respiratoires des personnes atteintes. Inhiber cette protéine empêcherait les bactéries de s’amarrer à la surface des voies respiratoires et de provoquer des infections à répétition. Ces résultats, à lire dans la revue Cell Reports, ouvrent des perspectives thérapeutiques intéressantes pour limiter les complications respiratoires chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

IVBM 2020 banner

International Virus Bioinformatics Meeting 2020

* New date: October 8 & 9, 2020 *

The International Virus Bioinformatics Meeting (IVBM) 2020 is a cross-disciplinary conference focussing on bioinformatics approaches in virology. Sub-topics include (but are not limited to): systems virology, virus-host interactions, virus classification and evolution, epidemiology and surveillance, viral metagenomics and ecology, as well as clinical bioinformatics. The meeting will take place from 8 to 9 October 2020 at the Eventforum in Bern, Switzerland.

IVBM 2020 is jointly organised by the European Virus Bioinformatics Center, the University of Bern and the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB).

Capsule produisant l’immuno-modulateur

Un vaccin genevois contre le SARS-CoV-2
en cours d’étude

Le groupe du Pr Nicolas Mach des Hôpitaux Universitaires de Genève et de l’Université de Genève, le groupe du Pr Denis Jabaudon de l’Université de Genève, le Centre de Recherche en Infectiologie de l’Université Laval de Québec, Canada, et MaxiVAX, société genevoise spécialisée dans les biotechnologies, collaborent à la mise au point d’un vaccin contre le SARS-CoV-2.

L’objectif des travaux menés conjointement par ces équipes est de développer un vaccin combinant un immunostimulateur et une cible spécifique du coronavirus. La cible est la protéine de surface Spike, administrée par une injection intradermale avec l’immunostimulateur, dont le rôle est de produire un adjuvant capable de stimuler le système immunitaire. Ce dernier est implanté sous la peau par encapsulation cellulaire. Cette technologie fait d’ores et déjà l’objet de tests cliniques de phase II menés par les HUG en collaboration avec MaxiVAX dans le domaine de l’immunothérapie des cancers. Les premiers tests pré-cliniques pour la mise au point de ce vaccin seront réalisés sur des souris dans les semaines à venir. Si ces premiers essais sont encourageants, alors un essai clinique pourrait être mis en place prochainement.

Carcinome hépatocellulaire

Cancer du foie: attention à l’hépatite D

Parmi tous les virus de l’hépatite, le D est le plus mal connu. En effet, ce petit virus, qui ne peut infecter que les personnes déjà atteintes par l’hépatite B, n’a jusqu’ici été que peu étudié. Or, l’hépatite D constitue l’une des formes les plus dangereuses d’hépatite virale chronique à cause de son évolution possible vers des affections irréversibles du foie (cancer et cirrhose, notamment).

Des scientifiques du groupe du Pr Francesco Negro de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève se sont penchés sur la conséquence la plus grave de l’hépatite chronique: le carcinome hépatocellulaire, un cancer du foie particulièrement agressif et souvent mortel. En menant une revue systématique de la littérature et en effectuant une méta-analyse de toutes les données disponibles, ils démontrent que les personnes infectées par le virus de l’hépatite D ont un risque jusqu’à trois fois plus élevé de développer un carcinome hépatocellulaire que celles infectées uniquement par le virus l’hépatite B. Ces résultats, à lire dans le Journal of Hepatology, plaident pour un dépistage systématique de l’hépatite D chez les patients atteints d’hépatite B afin, d’une part, de mieux prendre en charge les patients, et, de l’autre, de mieux appréhender la prévalence réelle de la maladie.

Bannière UNIGE - Faculté de Médecine - HUG

Prix Otto Naegeli 2020 pour Christian Lüscher

Christian Lüscher reçoit un des prix scientifiques les plus prestigieux de Suisse

Portrait de Christian Lüscher

Pr Christian Lüscher, du Département des Neurosciences Fondamentales de la Faculté de Médecine de l’UNIGE et du Service de Neurologie des HUG, membre d'iGE3, est le lauréat du Prix Otto Naegeli 2020 pour la recherche médicale attribué tous les deux ans à un scientifique contribuant de manière exceptionnelle à la compréhension de mécanismes biologiques ou à de nouvelles approches thérapeutiques. Le professeur Lüscher, dont les travaux allient recherche fondamentale et translationnelle, est un spécialiste des mécanismes neuronaux de l’addiction, définie comme l'utilisation compulsive d'une drogue, même face à des conséquences négatives majeures. Nous le félicitons vivement pour cette récompense.

Le Prix Otto Naegeli est l'une des distinctions scientifiques les plus prestigieuses remises en Suisse. Initié en 1960, d'un montant de CHF 200'000, ce prix honore la mémoire d’Otto Naegeli, scientifique et professeur en médecine interne à l’Université de Zurich.

Bannière UNIGE

Covid-19
Karl-Heinz Krause dans le eJournal de l'UNIGE

«Plusieurs entreprises nous ont demandé de tester leurs molécules»

Portrait de Karl-Heinz Krause

Karl-Heinz Krause, professeur au Département de Pathologie et Immunologie de la Faculté de Médecine de l’Université de Genève, membre d'iGE3, nous parle de son travail sur la mise au point de modèles de cellules humaines permettant de tester de manière très spécifique et en grand nombre des molécules susceptibles de combattre le nouveau coronavirus.

C'est le deuxième interview d’une série consacrée aux recherches sur le coronavirus en temps de confinement, à lire dans le numéro 3 du eJournal de l'UNIGE.

Ilot de Langerhans

Remettre nos horloges internes à l’heure
pour contrôler le diabète ?

Les horloges circadiennes (du latin «circa diem», environ un jour) permettent aux organismes d’anticiper les changements périodiques du temps géophysique et de s’y adapter. Presque toutes les cellules de notre corps disposent d’horloges moléculaires qui régulent et synchronisent les fonctions métaboliques selon un cycle de 24 heures d’alternance jour-nuit. Ainsi, les preuves s’accumulent pour montrer que les perturbations de nos horloges internes dues aux changements fréquents de fuseaux horaires, aux horaires de travail irréguliers ou au vieillissement ont un impact important sur le développement de maladies métaboliques chez les êtres humains, et notamment le diabète de type 2. De telles perturbations semblent en effet empêcher le bon fonctionnement des cellules des îlots pancréatiques qui sécrètent l’insuline et le glucagon, les hormones qui régulent le taux de sucre dans le sang.

En comparant les cellules pancréatiques de donneurs diabétiques et celles de personnes saines, le groupe de la Dre Charna Dibner, de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève, démontre pour la première fois que les premières présentaient des oscillateurs circadiens compromis. De plus, ces dérèglements étaient concomitants à la perturbation de la sécrétion hormonale. Par ailleurs, en utilisant une molécule modulatrice d’horloge appelée Nobiletin, extraite de l’écorce de citron, les chercheurs ont réussi à «réparer» les horloges cellulaires perturbées et à restaurer partiellement la fonction de ces cellules. Ces résultats, à découvrir dans les Proceedings of the National Academy of Sciences des Etats-Unis, apportent un premier aperçu d’une approche novatrice du contrôle du diabète.