News & events - Keyword : Immunology

Chronological order of publication in this website

Schéma d’une molécule HLA

Nous ne sommes pas tous égaux face au coronavirus

Existe-t-il des différences d’immunité face au coronavirus SARS-CoV-2 entre populations de diverses régions géographiques ? Une partie de la réponse est à rechercher dans les génomes de ces groupes de personnes et, plus particulièrement, dans les gènes HLA, responsables du système immunitaire dit adaptatif. Ces gènes ont la particularité de différer souvent entre individus. Des milliers de variants (ou allèles) possibles ont été identifiés et tous ne possèdent pas la même efficacité pour lutter contre un nouveau virus. La fréquence de ces allèles varie d’une population à l’autre du fait des migrations passées et de leur adaptation à divers environnements.

Dans une étude à lire dans la revue HLA, des scientifiques du groupe de la Pre Alicia Sanchez-Mazas de l’Université de Genève, en collaboration avec l’Institut Max Planck de Jéna, Allemagne, et l’Université d’Adélaïde, Australie, identifient les variants HLA potentiellement les plus efficaces contre 7 virus, dont le nouveau coronavirus, et mettent en lumière des variations significatives entre populations.

Capsule produisant l’immuno-modulateur

Un vaccin genevois contre le SARS-CoV-2
en cours d’étude

Le groupe du Pr Nicolas Mach des Hôpitaux Universitaires de Genève et de l’Université de Genève, le groupe du Pr Denis Jabaudon de l’Université de Genève, le Centre de Recherche en Infectiologie de l’Université Laval de Québec, Canada, et MaxiVAX, société genevoise spécialisée dans les biotechnologies, collaborent à la mise au point d’un vaccin contre le SARS-CoV-2.

L’objectif des travaux menés conjointement par ces équipes est de développer un vaccin combinant un immunostimulateur et une cible spécifique du coronavirus. La cible est la protéine de surface Spike, administrée par une injection intradermale avec l’immunostimulateur, dont le rôle est de produire un adjuvant capable de stimuler le système immunitaire. Ce dernier est implanté sous la peau par encapsulation cellulaire. Cette technologie fait d’ores et déjà l’objet de tests cliniques de phase II menés par les HUG en collaboration avec MaxiVAX dans le domaine de l’immunothérapie des cancers. Les premiers tests pré-cliniques pour la mise au point de ce vaccin seront réalisés sur des souris dans les semaines à venir. Si ces premiers essais sont encourageants, alors un essai clinique pourrait être mis en place prochainement.

Nutrition and Microbiota Symposium banner

Feeding the microbiota - Nutrition and microbiota

5th Symposium GE-VD - Gut microbiota and aging

This yearly symposium aims at highlighting the impact of nutrition on microbiota and the subsequent potential for prevention and treatment of diseases. Recent studies suggest that the gut microbiota changes with age and could be involved in age-associated diseases and conditions. It is therefore tempting to hypothesize that nutrition could modulate the gut microbiota, subsequently influence the immune system and finally impact on age-associated diseases and conditions.

The symposium will take place on Thursday, February 6, 2020, at the Auditorium Marcel Jenny of the Geneva University Hospitals (HUG), from 13 h to 17 h 30.

  • Registration is free but mandatory.
  • Organisation: Jacques Schrenzel & Laurence Genton Graf
Restriction calorique chez la souris.

Manger moins est sain grâce aux bactéries intestinales

La restriction calorique rend les souris plus minces, en meilleure santé, et prolonge leur durée de vie. Une piste possible pour de nouveaux traitements contre l’obésité.

Une recherche menée par des chercheurs du groupe du Prof. Mirko Trajkovski de l’Université de Genève et financée par le FNS pourrait avoir trouvé l’origine de cet effet positif: la flore microbienne de l’intestin et son influence sur le système immunitaire. Les scientifiques ont trouvé des molécules qui imitent la restriction calorique, de quoi imaginer de nouveaux traitements contre l’obésité. On savait déjà qu’une réduction de l’apport calorique jusqu’à 40% avait un effet bénéfique sur la santé animale: les animaux étudiés vivent alors plus longtemps, leur glycémie baisse plus rapidement, et leur organisme brûle davantage de graisse. Une grande partie de ces changements physiologiques sont attribuables aux bactéries intestinales, indique cette recherche à lire dans le journal Cell Metabolism.

Symptômes de la maladie de Still

Un médicament prometteur contre une maladie orpheline

La maladie de Still est une maladie orpheline grave se manifestant par de fortes fièvres, des atteintes cutanées et articulaires pouvant aller jusqu’à la paralysie, ou des atteintes à d’autres organes comme le foie ou la rate. Elle est due à une dérégulation du système immunitaire déclenchant une réaction inflammatoire aigüe.

Sous l’égide de l’Université de Genève et des HUG, une équipe internationale, comprenant le groupe du Prof. Cem Gabay, a testé avec succès une molécule inhibitrice de l’interleukine-18, une protéine impliquée dans la réponse immunitaire. Ces résultats encourageants en termes de sécurité et d’efficacité ouvrent la voie à un nouveau traitement, non seulement de la maladie de Still, mais aussi d’autres maladies orphelines inflammatoires. Un bébé a récemment pu être sauvé par l’administration expérimentale de dernier recours de ce médicament. Une étude à lire dans la revue spécialisée Annals of the Rheumatic Diseases.

Schéma sur l'expression des récepteurs Fprs

Chasser les microbes ou flairer le poison:
une affaire d’évolution

Les mammifères possèdent plusieurs lignes de défense contre les microbes. L’une d’entre elles est activée lorsque des récepteurs appelés Fprs présents sur des cellules immunitaires se lient à des molécules spécifiques qui sont relâchées par des agents pathogènes ou produites pour combattre une infection. Des chercheurs du groupe de Prof. Ivan Rodriguez, de l’Université de Genève, ont montré en 2009 que ces mêmes récepteurs étaient aussi présents dans le nez des souris, probablement pour détecter des aliments contaminés ou éviter des congénères malades.

Les biologistes décrivent maintenant dans la revue PNAS comment des Fprs ont acquis ce nouveau rôle, passant du système immunitaire au système olfactif. Les responsables de cette innovation sont deux “accidents” génomiques, survenus à plusieurs millions d’années d’intervalle au cours de l’évolution des rongeurs.