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Cavité nasale d’une souris

Les neurones olfactifs s'adaptent à leur environnement

Les récepteurs olfactifs, présents à la surface des neurones sensoriels de la cavité nasale, reconnaissent les molécules odorantes et transmettent cette information au cerveau. Comment ces neurones parviennent-ils à détecter une grande variabilité de signaux et à s’adapter à différents niveaux de stimulation ?

Une équipe conjointe de l’Université de Genève, réunissant des chercheurs des groupes du Pr Ivan Rodriguez de la Faculté des Sciences et du Pr Alan Carleton de la Faculté de Médecine, s’est intéressée au profil d’expression des gènes de ces neurones, en présence ou en absence de stimulation odorante. Les scientifiques ont découvert une variabilité insoupçonnée dans ces profils en fonction du récepteur olfactif exprimé et des expositions précédentes aux odeurs. Ces résultats, à lire dans la revue Nature Communications, mettent en évidence un large éventail d’identités de neurones olfactifs, et leur adaptation au milieu environnant.

Epithélium des voies respiratoires

Mucoviscidose:
restaurer l’intégrité des voies respiratoires

La mucoviscidose est une maladie génétique rare aux symptômes souvent très graves. Les malades souffrent notamment d’infections bactériennes chroniques pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire. En cause, des mutations du gène CFTR, dont le rôle est de réguler les mouvements d’eau à travers la membrane cellulaire. La qualité du mucus s’en trouve modifiée et il n’est alors plus capable de capturer les bactéries indésirables et de les expulser.

Grâce à un modèle reproduisant un épithélium respiratoire - un tissu protecteur composé d’une monocouche de cellules - l’équipe du Pr Marc Chanson de l’Université de Genève a découvert qu’une simple pellicule de liquide suffit à restaurer l’étanchéité des voies respiratoires et à diminuer le risque bactérien. Ces résultats, à découvrir dans une édition spéciale de la revue Cells, ouvrent la voie à de nouvelles thérapies basées sur l’hydratation du mucus. Une alternative prometteuse aux thérapies actuelles pas assez largement efficaces.

Concept expression des gènes et température

Le corps entier se reprogramme
sous l’effet de la température

Les êtres humains, comme la plupart des organismes vivants, sont continuellement exposés à une alternance de températures. Ces variations environnementales provoquent d’importants effets métaboliques et entraînent une adaptation constante. Cependant, malgré certains effets potentiellement bénéfiques de la chaleur ou du froid sur la santé, leur impact sur les différents organes et sur le corps dans son entier restait inconnu.

Pour décrypter les mécanismes biologiques à l’œuvre, l’équipe du Pr Mirko Trajkovski de l’Université de Genève a analysé simultanément les modifications de l’expression des gènes dans divers organes chez la souris. Il s’avère que ceux-ci réagissent fortement aux changements de température selon une modulation propre à chacun. Pour encourager la recherche et d’éventuelles applications thérapeutiques, les scientifiques ont créé une application web où des milliers de profils d’expression génique peuvent être consultés librement. À lire dans la revue eLife.

Banner iGE3 - UNIGE

New iGE3 member - Valérie Schwitzgebel

Valérie Schwitzgebel portrait

We are pleased to welcome Pre Valérie Schwitzgebel as a new faculty member of iGE3.

Valérie Schwitzgebel is an assistant professor at the Department of Paediatrics, Gynaecology and Obstetrics of the Faculty of Medicine, and an assistant physician at the Development and Growth Division of the Geneva University Hospitals where she leads the Pediatric Endocrine and Diabetes Unit. Her research focuses on the genetic basis of diabetes mellitus. Her laboratory investigates subtypes of diabetes mellitus by applying whole exome and genome sequencing in cohorts of children and adults; newly identified genes are then charactzerized using in vitro and in vivo models. Genetically instructed precision diagnosis of diabetes type 1 will further allow optimizing treatment to improve metabolic control and quality of life.

Bannière Chapitres Choisis

Chapitres Choisis - Simon Braun

BAF chromatin remodelers direct neural cell identity

Portrait de Simon Braun

Conférence donnée par le Pr Simon Braun, du Département de Médecine Génétique et Développement de la Faculté de Médecine, membre d’iGE3, dans le cadre des Chapitres Choisis des Evénements de la Faculté de Médecine.

Jeudi 2 juin 2022 - 12 h 30
CMU - Auditoire Adolphe Franceschetti / C150, 2ème étage

Conférence clôture du PRN Synapsy

PRN Synapsy - Conférence de clôture

Cultiver sa santé mentale
Un dialogue entre neurosciences et psychiatrie

Le cerveau demeure l’organe humain le moins compris par la communauté scientifique. Les personnes avec des troubles mentaux sont les plus concernées par ce fait, car le développement de diagnostics et de traitements est limité sans la connaissance des mécanismes neurobiologiques sous-jacents. L’avancée des connaissances, essentiellement engendrées par des observations faites chez l’animal, soulève des interrogations. Peut-on transposer ces informations chez l’humain ? Est-ce que tous les troubles psychiatriques ont des origines communes ? Quelle est la frontière entre un esprit sain et troublé ?

Les neuroscientifiques et psychiatres du Pôle de Recherche National Synapsy apporteront des éléments de réponses au grand public lors d’une conférence - table ronde organisée pour célébrer la clôture de ce pôle et la création d’un nouveau centre à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève.

Cet événement ouvert à tous aura lieu à Genève le 2 juin 2022, à 18 h, à l’Auditoire U600 d’Uni Dufour.

  • Entrée libre.
Patio de la Fondation Louis-Jeantet

Symposium en l’honneur du Pr Alexandre Dayer

Ce symposium est organisé en hommage au regretté Pr Alexandre Dayer, du Département des Neurosciences Fondamentales de la Faculté de Médecine, disparu en 2020. Il se tiendra le 24 mai 2022 de 14 h à 18 h 30, à l’Auditoire de la Fondation Louis-Jeantet à Genève.

Cet événement se composera de présentations scientifiques et d’une partie lyrique de poèmes et de musique.

  • Entrée libre, sur inscription.
  • Organisation: Faculté de Médecine
Cellule HeLa vue avec SwissKASH.

La palmitylation, une nouvelle cible
pour les médicaments contre le cancer

Les protéines membranaires périphériques ont la particularité de se lier temporairement aux membranes cellulaires, étape obligatoire pour qu’elles puissent ensuite remplir leur fonction biologique. Pour ce faire, certaines enzymes servant à catalyser leur modification lipidique entrent en action. Ce processus se nomme «palmitylation». Or, certaines protéines peuvent muter pour devenir oncogènes, et notamment les protéines RAS, responsables d’environ un tiers des cancers.

Afin de comprendre le fonctionnement de la palmitylation et de l’utiliser à des fins thérapeutiques, les groupes du Prof. Vladimir Katanaev et du Prof. Gonzalo Solis de l’Université de Genève ont développé un nouvel outil pour visualiser ce processus dans les cellules vivantes. Et contrairement à ce que l’on pensait, la palmitylation est possible non seulement dans l’appareil de Golgi, site habituel de traitement et d’administration des protéines, mais aussi à l’endroit précis où la protéine doit agir. Cette découverte, à lire dans la revue Nature Communications, ouvre la voie à des stratégies innovantes de développement de médicaments afin de cibler très précisément la liaison membranaire – et donc l’activité – des protéines favorisant l’apparition de cancers.

Cellules de cancer du sein dans un tissu osseux

Cancer du sein: pourquoi les métastases gagnent les os

Lorsque des cellules cancéreuses se détachent d’une tumeur primaire pour migrer vers d’autres organes, on parle de «cancer métastatique». Les organes touchés par ces métastases dépendent toutefois en partie de leur tissu d’origine. Dans le cas d’un cancer du sein, elles se forment en général au niveau des os.

En cherchant à identifier ce qui détermine les organes atteints par les métastases, l’équipe du Pr Didier Picard de l’Université de Genève, en collaboration avec des chercheurs de l’ETH Zurich, a identifié une protéine impliquée dans ce phénomène. Cette découverte pourrait favoriser le développement d’approches thérapeutiques pour supprimer les métastases. Ces travaux sont à lire dans la revue Nature Communications.

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Prix Joseph Altman en Neurosciences Développementales
à Denis Jabaudon

Denis Jabaudon distingué par la Société Japonaise de Neurosciences

Portrait de Denis Jabaudon

Pr Denis Jabaudon, directeur du Département des Neurosciences Fondamentales de la Faculté de Médecine de l’UNIGE, médecin consultant au Service de Neurologie des HUG, membre d'iGE3, est le lauréat 2022 du Prix Joseph Altman en Neurosciences Développementales décerné par la Société Japonaise de Neurosciences (JNS). Spécialiste de la formation des réseaux corticaux, Denis Jabaudo s’intéresse à la compréhension des programmes moléculaires et génétiques qui contrôlent la formation des circuits neuronaux corticaux. Nous le félicitons pour cette récompense.

Le prix Joseph Altman a été créé en l’honneur de ce biologiste américain, après son décès en 2016, connu pour les travaux importants sur la neurogenèse dans le cerveau adulte qu’il a menés dès les années 1960.

La cérémonie de remise du prix aura lieu durant NEURO2022, meeting qui se tiendra à Ginowan au Japon du 30 juin au 3 juillet 2022.