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Genetics for all

Visit of the <i>Genome</i> exhibition at the CMU by school pupils - 2011    [ © UNIGE - Jacques Erard ]

News & Events

Chrological order

  1. Chasser les microbes ou flairer le poison: une affaire d’évolution

    Tous les mammifères expriment des Fprs dans leurs cellules immunitaires (jaune). Un premier accident génomique  a permis l’expression d’un Fpr dans les neurones olfactifs chez un ancêtre des rongeurs (bleu foncé). Il a été suivi d’un deuxième accident qui a eu lieu dans la lignée des souris (bleu clair).
    Les mammifères possèdent plusieurs lignes de défense contre les microbes. L’une d’entre elles est activée lorsque des récepteurs appelés Fprs présents sur des cellules immunitaires se lient à des molécules spécifiques qui sont relâchées par des agents pathogènes ou produites pour combattre une infection. Des chercheurs du groupe de Prof. Ivan Rodriguez, de l’Université de Genève, ont montré en 2009 que ces mêmes récepteurs étaient aussi présents dans le nez des souris, probablement pour détecter des aliments contaminés ou éviter des congénères malades.

    Les biologistes décrivent maintenant dans la revue PNAS comment des Fprs ont acquis ce nouveau rôle, passant du système immunitaire au système olfactif. Les responsables de cette innovation sont deux “accidents” génomiques, survenus à plusieurs millions d’années d’intervalle au cours de l’évolution des rongeurs.
  2. 10es Journées de Microbiologie – Virus et bactéries, le cocktail santé !

    Conférences Grand Public

    Les micro-organismes, les êtres vivants les plus répandus sur terre, sont partout, et certains de ces microbes sont des alliés indispensables à notre santé et notre bien-être. Vous découvrirez comment des cellules d’un millième de millimètre sont capables de moduler votre comportement, jusqu’à vos sentiments les plus intimes. Vous ferez également la connaissance de virus particuliers, les bactériophages, un magnifique espoir dans la lutte contre les infections bactériennes à ce jour incurables.

    Cerveau et microbiote: qui est le chef ?

    Conférence de Prof. Jacques Schrenzel, Département de Médecine Interne des Spécialités, Université de Genève, et Laboratoire de Bactériologie, HUG
    Mercredi 13 septembre 2017, 18 h 30 – CMU, auditoire A250

    Phagothérapie: le retour des virus guérisseurs

    Conférence de Dr Yok-Ai Que, Hôpital de l’Île, Berne, et Dr Grégory Resch, Département de Microbiologie Fondamentale, Université de Lausanne
    Jeudi 14 septembre 2017, 18 h 30 – CMU, auditoire A250

    Entrée libre.


  3. Quand les cellules saines stimulent la migration des cellules tumorales

    Marquage fluorescent de cellules pour le GPER
    Les oestrogènes agissent comme des moteurs de croissance des cellules mammaires, tant saines que cancéreuses, en se liant à des récepteurs dont un type baptisé GPER est généralement localisé dans les membranes cellulaires. Des études récentes ont toutefois révélé la présence inhabituelle de ce récepteur dans le noyau des cellules de soutien – les fibroblastes – entourant les cellules tumorales mammaires.

    Le groupe du Prof. Didier Picard, de l’Université de Genève, a découvert qu’il s’agissait d’une autre version de ce récepteur, un variant nucléaire de GPER, doté de propriétés différentes. Les fibroblastes porteurs de ce variant favorisent la migration des cellules malignes avoisinantes, participant ainsi au processus de métastatisation. Cette recherche, qui laisse entrevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques, est à lire dans la revue Oncotarget.
  4. Un pansement moléculaire pour réparer l’ADN

    Modèle d'ADN
    Toutes les cellules sont confrontées aux dégâts occasionnés à leur ADN par leurs activités, qu’il s’agisse d’une cellule de la peau exposée aux rayons UV, d’une cellule immunitaire détruisant une bactérie ou d’une cellule nerveuse consommant du sucre. Si ces lésions ne sont pas – ou mal – réparées, elles peuvent être à l’origine d’un processus tumoral. C’est pourquoi un système de contrôle complexe a été mis en place au cours de l’évolution pour corriger ces anomalies.

    Les groupes de Prof. David Shore de l’Université de Genève, et de Dr Nicolas Thomä et Dr Ulrich Rass du Friedrich Miescher Institute à Bâle, ont découvert le rôle clé d’une protéine nommée Rif1 dans la protection, la stabilisation et la réparation de l’ADN endommagé. Cette étude, publiée dans la revue Nature Structural & Molecular Biology, met au jour une fonction de maintenance de l’ADN vraisemblablement présente chez tous les eucaryotes – les espèces dotées de cellules à noyau -, car la région de Rif1 qui permet de former une gaine protectrice autour des lésions d’ADN est similaire chez l’humain et la levure.
  5. Ce qu’un poil de mouche nous apprend du cancer

    Poils de mouche et cancer
    Au début, tout est simple: les cellules se divisent en deux cellules identiques qui se divisent à leur tour, permettant ainsi à n’importe quel tissu de croître de façon exponentielle. Mais vient le moment où certaines d’entre elles doivent se spécialiser, où, sur le dos d’une mouche, une cellule doit «savoir» qu’en se scindant, elle donnera naissance à deux cellules fondamentalement différentes: un poil et un neurone.

    Comment fonctionnent ces divisions asymétriques ? Comment une cellule mère peut-elle se scinder en deux «filles» aussi différentes ? Le groupe de Prof. Marcos González-Gaitán, de l’Université de Genève, s’est attelé à comprendre ce mécanisme jusque dans ses moindres détails tant ses enjeux sont importants: une cellule souche qui rate sa division asymétrique peut générer des cellules cancéreuses qui se reproduisent exponentiellement et former une tumeur. Les résultats de leur plus récente recherche, à lire dans Nature Communications, montrent comment l’information nécessaire circule au sein de la cellule mère, lui permettant de réussir cette division asymétrique.
  6. Le foie grossit de moitié au cours de la journée

    Foie et biorythmes
    Chez les mammifères, le foie joue un rôle essentiel dans le métabolisme et l’élimination des toxines, et atteint son efficacité maximale lorsqu’ils se nourrissent et sont actifs.

    Le groupe du Prof. Ueli Schibler, de l’Université de Genève, a découvert comment cet organe s’adapte aux cycles d’alimentation et de jeûne et à l’alternance du jour et de la nuit au cours de 24 heures. Les chercheurs ont montré chez la souris que la taille du foie augmente de près de moitié pour revenir à son niveau initial selon les phases d’activité et de repos. Publiée dans la revue Cell, leur étude décrit les mécanismes cellulaires de cette fluctuation, qui disparaît lorsque le rythme biologique normal est inversé. Le dérèglement de notre horloge circadienne dans le cadre professionnel ou privé a donc probablement des répercussions importantes sur nos fonctions hépatiques.
  7. Quand un lézard réconcilie la biologie et les mathématiques

    Couleur de la peau chez le lézard
    Chez tous les animaux, du poisson clown au léopard, les changements de couleur de peau et les dessins qu’ils produisent sont dus à des interactions microscopiques qui se déroulent au niveau cellulaire et que décrivent parfaitement les équations du mathématicien Alan Turing.

    Mais chez le lézard ocellé, le mécanisme est différent, comme l’a montré le groupe du Prof. Michel Milinkovitch, de l’Université de Genève et de l’Institut Suisse de Bioinformatique (SIB). Le passage de l’animal du brun, lorsqu’il est jeune, à un dessin vert et noir à l’âge adulte ne se produit pas seulement au niveau cellulaire, mais également à l’échelle des écailles toutes entières, qui changent de couleur une à une. Les équations de Turing sont impuissantes à modéliser ce phénomène. Pour le décrire, il faut se tourner vers un autre mathématicien, John von Neumann, et ses «automates cellulaires», un système de calcul ésotérique inventé en 1948. Pour la première fois, une recherche orientée vers la biologie permet de lier le travail de ces deux géants des mathématiques, à découvrir dans le journal Nature.
  8. Un interrupteur pour éclairer les neurones

    Technique iTango
    La transmission de l’information dans le cerveau passe par des molécules neurotransmettrices qui se diffusent à travers la zone de jonction entre deux cellules nerveuses, appelée synapse. Dans certain cas, ces molécules peuvent se répandre dans le tissu, inondant ainsi différents types de cellules nerveuses; on parle alors de neuromodulation. Pour mieux comprendre l’impact des neuromodulateurs sur les circuits cérébraux et sur le comportement, il faut pouvoir identifier les neurones stimulés et suivre ensuite leur activité.

    Une collaboration entre l’équipe du Prof. Christian Lüscher de l’Université de Genève et l’Institut Max Planck de Floride pour les neurosciences a permis de résoudre ce problème grâce à une nouvelle technique baptisée iTango, qui permet de contrôler les cellules soumises à la neuromodulation en temps réel. Elle s’appuie sur un système novateur d’expression génétique basé sur la lumière, et permettra aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes de contrôle des circuits cérébraux impliqués, par exemple, dans l’addiction ou dans certains troubles psychiatriques comme la schizophrénie. Des résultats à lire dans Nature Methods.
  9. Le jetlag des cellules favoriserait l’apparition du diabète

    Jetlag et diabète
    Comme la quasi-totalité des êtres sensibles à la lumière, nous sommes soumis à des rythmes biologiques calés sur une durée d’environ 24 heures. A une époque où nos rythmes biologiques sont de plus en plus mis à mal – que ce soit par le travail de nuit, par le jetlag subit par les voyageurs ou encore par nos habitudes sociétales, les scientifiques commencent à entrevoir l’impact que le dérèglement de ces horloges peut avoir dans l’explosion des maladies métaboliques.

    Le groupe de Dr Charna Dibner, de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève, a étudié le rythme des cellules α et β pancréatiques, responsables de la production de l’insuline et du glucagon, les deux hormones permettant de réguler le taux de glucose dans le sang. Leur verdict: au niveau cellulaire déjà, ces horloges internes orchestrent le tempo correct de la sécrétion hormonale et optimisent ainsi les fonctions métaboliques en anticipant les cycles repos-activité et jeûne-alimentation. Leur déréglement favoriserait ainsi l’apparition de maladies métaboliques. Cette découverte, à lire dans le journal Genes and Development, pourrait expliquer un facteur essentiel et pourtant méconnu du développement du diabète: le dérèglement des horloges circadiennes de nos cellules.
  10. Soirée publique: Découvrir les micromondes !

    Bannière Soirée au Bioscope
    Nouvelle soirée publique au Bioscope !
    Découvrez le monstre caché dans une goutte d’eau. Immortalisez le regard d’une araignée. Observez vos cellules avec votre smartphone. Tentez l’expérience lors de la prochaine soirée publique du Bioscope, qui se tiendra le mardi 21 mars 2017 entre 18 h et 20 h.

    Venez avec un objet, une plante ou une petite bête que vous souhaitez regarder de plus près et repartez avec vos photos. Apportez vos idées, vos envies, vos questions !

    Centre Médical Universitaire (CMU)
    1, rue Michel-Servet
    1206 Genève

    Rendez-vous à 18 h à l’entrée 1, rue Michel-Servet, à la loge de l’huissier.

    Inscription (gratuite) obligatoire.
    Détails, inscription:
    >>> Page web de l’événement
    Information sur le Bioscope:
    >>> Site web du Bioscope

Latest modification: November 17, 2014 - 11 h 17

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