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Genetics for all

Visit of the <i>Genome</i> exhibition at the CMU by school pupils - 2011    [ © UNIGE - Jacques Erard ]

News & Events

Chrological order

  1. Lorsque les dents poussent sur le corps

    Poisson-chat denticulé mâle.
    A l’instar de lignées de vertébrés actuellement disparues, certains poissons-chats ont aujourd’hui le corps recouvert de plaques osseuses hérissées de dents fines. Ces dernières, qui tombent puis repoussent régulièrement, leur servent à se défendre et à séduire les femelles.

    Le groupe du Dr Juan Montoya-Burgos de l’Université de Genève a voulu comprendre comment ces dents capables de régénération se développent hors de la bouche. Ils ont découvert que les dents poussent toujours sur un os, quel que soit son type, même en absence de plaque osseuse. Ceci suggère un rôle de l’os dans l’induction du tissu dentaire. Ces résultats, publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society, contribuent à élucider les mécanismes permettant la régénération des dents, y compris chez l’humain.
  2. Parution d’un atlas des variations génétiques

    Modèle d'ADN
    Le projet international GTEx (pour Genotype-Tissue Expression), lancé en 2010, co-dirigé par le Prof. Emmanouil Dermitzakis de l’Université de Genève et financé par les National Institutes of Health (NIH) américains, arrive à son terme. Le consortium qui le constitue a publié le 11 octobre 2017 dans la revue Nature l’apogée de ses travaux : un atlas détaillé qui documente les séquences d’ADN influençant l’expression des gènes, c’est-à-dire la manière dont le génome d’une personne engendre un trait observable, de la couleur de ses cheveux aux maladies qui peuvent l’affecter.

    Cet atlas constitue une ressource d’une richesse inestimable mise à la disposition des scientifiques qui s’intéressent à la manière dont les variations génomiques individuelles – notamment entre les différents tissus – influencent l’activation des gènes et, en conséquence, les différences biologiques.
  3. Diabète et obésité – Au coeur de la recherche

    Bannière Diabète et obésité
    Journée portes ouvertes: visite des laboratoires et rencontre avec les chercheurs
    Le mardi 14 novembre 2017, entre 9 h 30 et 18 h au CMU, le Centre facultaire du diabète de la Faculté de médecine de l’Université de Genève propose la 15e journée portes ouvertes, permettant d’aller à la rencontre des chercheurs et cliniciens faisant l’actualité de la recherche et des progrès autour du diabète à Genève. En marge de la Journée mondiale du diabète, une occasion unique de comprendre les mécanismes biologiques menant au diabète et comment ils sont étudiés.

    Un parcours thématique que le visiteur a la possibilité de construire en faisant sa propre sélection sur onze postes à la carte, proposés tout au long de la journée en horaire continu. Deux de ces postes sont organisés par des membres d’iGE3: Dr Charna Dibner, du Département de médecine interne des spécialités, et Prof. Pedro Herrera du Département de médecine génétique et développement.
    Détails, programme:
    >>> Site web de l’événement
    Information sur le
    Centre facultaire du diabète:
    >>> Site web du Centre
  4. Un gène architecte pour assimiler le lait maternel

    Deux souriceaux frères
    Une famille de gènes «architectes» nommés Hox coordonne la formation des organes et des membres au cours de la vie embryonnaire. Des chercheurs du groupe de Prof. Denis Duboule de l’Université de Genève et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne viennent de découvrir une fonction essentielle de l’un de ces gènes, Hoxd3, dans le développement de l’intestin des souriceaux nouveau-nés.

    Des mutations précises dans ce gène entraînent en effet une assimilation défectueuse du lait maternel et un retard de croissance important, souvent létal. Chez l’humain, ce défaut génétique contribue probablement à certaines formes d’insuffisance intestinale chez les prématurés, telles que l’entérocolite nécrosante du nouveau-né. La détection d’un gène Hoxd3 muté dans le cadre de cette affection permettrait d’en identifier une des causes, qui demeurent inconnues à ce jour. Ces travaux ont été publiés dans la revue PNAS.
  5. Des tubules pour stopper la croissance cellulaire

    2 TOROIDs
    TORC1 est un complexe enzymatique qui contrôle la croissance de nos cellules, mais il peut devenir hyperactif et entraîner des maladies telles que le cancer.

    Publiée dans la revue Nature, une étude menée par le groupe du Prof. Robbie Loewith, de l’Université de Genève, décrit comment le sucre régule l’activité de TORC1, par un mécanisme inédit. En présence de ce nutriment, les complexes TORC1 déclenchent le processus qui permet aux cellules de croître. En l’absence de sucre, ils s’assemblent sous forme d’immenses structures tubulaires qui peuvent atteindre un cinquième de la taille de la cellule, ce qui les rend inactifs et stoppe la croissance cellulaire. La formation et le désassemblage de ces tubules sont faciles à observer dans les cellules vivantes, ce qui permet d’identifier des composés interférant avec ce processus, pour la mise au point de nouveaux traitements-candidats anticancéreux.
  6. Une horloge cachée dans nos muscles

    Muscles et biorythmes
    Les horloges biologiques déroulent leur tictac un peu partout dans le corps. Elles libèrent l’hormone de la mélatonine pendant le sommeil, favorisent la sécrétion d’enzymes digestives au moment des repas et nous tiennent éveillés aux heures les plus intenses de la journée. Logée dans le cerveau, l’horloge maîtresse synchronise l’ensemble des horloges secondaires présentes dans les divers organes.

    Les groupes de Dr Charna Dibner et de Prof. Howard Riezman de l’Université de Genève, avec leurs collègues des universités de Bath, du Surrey, de l’Université Claude Bernard à Lyon ainsi que de l’EPFL et du Nestlé Institute of Health Sciences, ont découvert qu’une telle horloge circadienne est à l’oeuvre dans nos muscles. Leurs travaux, financés par le Fonds national suisse (FNS), révèlent que les perturbations de ce mécanisme peuvent jouer un rôle important dans le développement des diabètes de type 2. Leur travail vient d’être publié dans le magazine PNAS.
  7. Soirée publique: Découvrir la mémoire !

    Bannière Soirée au Bioscope
    Ssoirée publique au Bioscope !
    Que se passe-t-il dans le cerveau lorsqu’on apprend ? Comment se contruisent les souvenirs ? Venez tester votre mémoire, développer des stratégies d’apprentissages et explorer les méthodes utilisées par les champions !

    Lors de cette soirée, qui se tiendra le mardi 17 octobre 2017 entre 18 h et 20 h, vous aborderez cette thématique à travers des ateliers pratiques.

    Centre Médical Universitaire (CMU)
    1, rue Michel-Servet
    1206 Genève

    Rendez-vous au rez-de-chaussée du 1, rue Michel-Servet, à la réception du CMU.

    Inscription (gratuite) obligatoire.
    Détails, inscription:
    >>> Page web de l’événement
    Information sur le Bioscope:
    >>> Site web du Bioscope
  8. Chasser les microbes ou flairer le poison: une affaire d’évolution

    Tous les mammifères expriment des Fprs dans leurs cellules immunitaires (jaune). Un premier accident génomique  a permis l’expression d’un Fpr dans les neurones olfactifs chez un ancêtre des rongeurs (bleu foncé). Il a été suivi d’un deuxième accident qui a eu lieu dans la lignée des souris (bleu clair).
    Les mammifères possèdent plusieurs lignes de défense contre les microbes. L’une d’entre elles est activée lorsque des récepteurs appelés Fprs présents sur des cellules immunitaires se lient à des molécules spécifiques qui sont relâchées par des agents pathogènes ou produites pour combattre une infection. Des chercheurs du groupe de Prof. Ivan Rodriguez, de l’Université de Genève, ont montré en 2009 que ces mêmes récepteurs étaient aussi présents dans le nez des souris, probablement pour détecter des aliments contaminés ou éviter des congénères malades.

    Les biologistes décrivent maintenant dans la revue PNAS comment des Fprs ont acquis ce nouveau rôle, passant du système immunitaire au système olfactif. Les responsables de cette innovation sont deux “accidents” génomiques, survenus à plusieurs millions d’années d’intervalle au cours de l’évolution des rongeurs.
  9. 10es Journées de Microbiologie – Virus et bactéries, le cocktail santé !

    Conférences Grand Public

    Les micro-organismes, les êtres vivants les plus répandus sur terre, sont partout, et certains de ces microbes sont des alliés indispensables à notre santé et notre bien-être. Vous découvrirez comment des cellules d’un millième de millimètre sont capables de moduler votre comportement, jusqu’à vos sentiments les plus intimes. Vous ferez également la connaissance de virus particuliers, les bactériophages, un magnifique espoir dans la lutte contre les infections bactériennes à ce jour incurables.

    Cerveau et microbiote: qui est le chef ?

    Conférence de Prof. Jacques Schrenzel, Département de Médecine Interne des Spécialités, Université de Genève, et Laboratoire de Bactériologie, HUG
    Mercredi 13 septembre 2017, 18 h 30 – CMU, auditoire A250

    Phagothérapie: le retour des virus guérisseurs

    Conférence de Dr Yok-Ai Que, Hôpital de l’Île, Berne, et Dr Grégory Resch, Département de Microbiologie Fondamentale, Université de Lausanne
    Jeudi 14 septembre 2017, 18 h 30 – CMU, auditoire A250

    Entrée libre.


  10. Quand les cellules saines stimulent la migration des cellules tumorales

    Marquage fluorescent de cellules pour le GPER
    Les oestrogènes agissent comme des moteurs de croissance des cellules mammaires, tant saines que cancéreuses, en se liant à des récepteurs dont un type baptisé GPER est généralement localisé dans les membranes cellulaires. Des études récentes ont toutefois révélé la présence inhabituelle de ce récepteur dans le noyau des cellules de soutien – les fibroblastes – entourant les cellules tumorales mammaires.

    Le groupe du Prof. Didier Picard, de l’Université de Genève, a découvert qu’il s’agissait d’une autre version de ce récepteur, un variant nucléaire de GPER, doté de propriétés différentes. Les fibroblastes porteurs de ce variant favorisent la migration des cellules malignes avoisinantes, participant ainsi au processus de métastatisation. Cette recherche, qui laisse entrevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques, est à lire dans la revue Oncotarget.

Latest modification: November 17, 2014 - 11 h 17

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